Vote de la réforme territoriale : l’Ardèche désormais au cœur de la Région Rhône-Alpes-Auvergne

Ce mercredi 23 juillet 2014, nous avons voté à l’Assemblée nationale le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et modifiant le calendrier électoral. C’est un vote important, qui est pour moi l’occasion d’exprimer une conviction profonde : la réforme territoriale ne doit pas se faire au détriment des territoires ruraux, mais bien en faveur de leur développement.

Ainsi, comme je l’ai proposé dans un amendement cosigné avec le Député de la Loire Jean-Louis Gagnaire, le plafonnement à 150 du nombre des conseillers régionaux, établi par le gouvernement dans le projet de loi, a été supprimé lors des discussions sur l’article 6, vendredi 18 juillet. Le nombre de conseillers régionaux pour la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne devrait être fixé à 204. En effet,  si le gouvernement souhaitait une diminution du nombre d’élus, il fallait néanmoins veiller à une bonne représentation des conseillers régionaux sur l’ensemble des territoires et notamment dans les territoires ruraux. Cet amendement va dans ce sens.

Cette nouvelle délimitation des Régions place notre département au cœur de la Région Rhône-Alpes-Auvergne.D’un point de vue de l’aménagement, la nouvelle grande Région Rhône-Alpes-Auvergne peut être plus pertinente, dans la mesure où certains projets doivent être conçus à une échelle plus large que celle des Régions actuelles, sur des compétences stratégiques comme l’action économique ou les transports. Je pense par exemple à la nécessité de concevoir certains projets à l’échelle Massif central.

Fusionner Rhône-Alpes et Auvergne formera un espace géographiquement cohérent, car cet agrandissement respecte une continuité géographique autour du Massif central. Il reste toutefois nécessairement une part d’arbitraire dès lors que l’on détermine des frontières. Pour rappel, la construction des Régions est une construction purement technocratique. Toutes les Régions sont artificielles.

Cette réforme est cohérente. Une partie importante de notre département, et notamment de ma circonscription est limitrophe de la Haute Loire, et donc de la Région Auvergne. La montagne ardéchoise est tournée vers le bassin de vie du Puy en Velay. Pour ces habitants le regroupement des 2 régions a du sens et mettra fin à de nombreux obstacles administratifs.

J’en veux pour preuve la demande des agriculteurs alti-ligériens, et plus précisément les éleveurs, d’intégrer le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche. En mars 2014, la nouvelle charte du PNR a donc permis à la Région Auvergne d’intégrer ce territoire. Rapprochement avant l’heure voulu par des habitants et non imposé par les politiques, qui fait la preuve par l’exemple que ce regroupement est politiquement cohérent.

L’Ardèche va donc tenir une place nouvelle dans la Région Rhône-Alpes – Auvergne. Au plan culturel, notre département, voisin de la Haute Loire, partage une identité semblable. Au plan économique, cette union remet la RN 102 au centre des échanges, qui devraient consolider le bassin économique d’Aubenas.

Avant l’Ardèche était une frange. Maintenant elle devient un trait d’union entre deux Régions.