Suite à l’incendie accidentel du 5 février dernier qui a ravagé une grande partie du Centre d’hébergement de réinsertion sociale (CHRS) de l’Eau Vive, à Payzac, je suis allée, ce samedi 1er mars, à la rencontre des familles victimes de ce drame, à l’hôtel des Oliviers, aux Vans, où elles sont hébergées depuis. Une structure d’accueil que j’avais visité il y a un an, jour pour jour, lors de mon déplacement sur la Communauté de communes du Pays Beaume Drobie.
Accompagnée de Raoul L’HERMINIER, Conseiller général du canton de Joyeuse, j’ai pu échanger longuement avec ces femmes dont la vie n’a pas toujours été facile. Victimes de violences, elles ont trouvé refuge, avec leurs enfants, au centre de l’Eau Vive, où une équipe d’éducateurs les aide au quotidien en vue de leur réinsertion sociale comme professionnelle. Pour cela, elles bénéficient d’un soutien matériel, mais surtout psychologique.
Tout ce travail, mené depuis 1978 par l’association des Foyers de l’oiseau bleu, qui compte une quarantaine de membres, a été affecté par la catastrophe du 5 février. Au total, ce sont près de 400 m² qui sont partis en fumée. Heureusement, et grâce à l’intervention rapide de 35 soldats du feu, l’incendie n’a fait aucun blessé. Mais pour ces femmes et ces enfants, le choc est terrible.
Dès le lendemain du drame, un appel au don au bénéfice de l’association des foyers de l’oiseau bleu a été lancé, afin de pouvoir racheter des affaires et de la nourriture. Si l’hôtel des Olivier a mis à disposition ses chambres jusqu’au 31 mars, le Directeur du centre, Christian ROUX, cherche activement d’autres solutions d’hébergement, cette fois plus durables. Mais pour l’instant, l’association ne peut plus recevoir de nouveaux arrivants. Une situation dramatique pour des femmes qui ont impérativement besoin d’aide. Et un besoin pour moi d’être à leur côté pour leur apporter tout mon soutien.
Crédits photo : ©LeDauphiné