Pourquoi nous devons poursuivre l’intervention en Centrafrique

Près de 3 mois après le début de l’intervention des forces françaises en Centrafrique, nous nous sommes prononcés, ce mardi 25 février, après une déclaration du Gouvernement, en faveur de la prolongation de cette opération. Consciente du débat et des inquiétudes qu’une telle décision peut susciter, je souhaite revenir sur les points qui ont motivé mon vote.

Tout d’abord, la situation en Centrafrique était devenue alarmante. Devions-nous laisser 4,5 millions d’habitants se faire massacrer ? Face à ce chaos général, le Conseil de sécurité a adopté une résolution, à l’unanimité, donnant mandat à une force africaine pour apporter la sécurité, rétablir la stabilité du pays et protéger la population. La France a alors décidé de soutenir cette opération, en mettant ses moyens militaires à disposition des Nations Unies et de l’Afrique, et ce afin d’éviter une catastrophe humanitaire.

Il ne s’agit pas de venir faire le gendarme à la place des Africains. Non, il s’agit de leur apporter du soutien pour le rétablissement de leur sécurité. Et comme l’a déclaré François MITTERRAND : « Aider l’Afrique, c’est s’aider soi-même ». En effet, la France aspire au respect des valeurs d’égalité, de fraternité et d’égalité. Ce respect ne doit pas s’arrêter à nos frontières.

Si aujourd’hui la France est en première ligne dans ce combat, elle n’est pas seule. D’abord parce que la communauté internationale lui a donné un mandat. Ensuite parce que l’Union Africaine l’a sollicité et a envoyé sur place plusieurs milliers de soldats. L’Union Européenne, quant à elle, a décidé l’envoi d’une force dite Eufor-RCA. Enfin, l’ONU devrait annoncer, dans les prochains jours, l’envoi de casques bleus.

Grâce aux patrouilles et aux actions de désarmement, la situation s’est apaisée dans la majorité des quartiers de Bangui. Des écoles, commerces et marchés ont ainsi pu rouvrir. Une telle évolution a permis aux forces de se déployer plus largement en province.

On comprend donc pourquoi cette intervention militaire, qui a permis d’éviter le pire, doit à présent être menée à son terme. La Centrafrique doit être en mesure de prendre en mains son destin, et nous l’y aidons quotidiennement.