OGM : l’agroécologie de nos territoires plutôt que l’agroindustrie des marchands du vivant !

Communiqué de presse

Paris, le 10 février 2014

OGM : l’agroécologie de nos territoires plutôt que l’agroindustrie des marchands du vivant !

Ce mardi 11 février 2014, le Conseil des ministres de l’Union européenne doit se prononcer sur la demande d’autorisation de mise en culture du maïs OGM TC 1507 développé par la société Pioneer. Le Gouvernement, par la voix de Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, a pris une position claire et ferme. Réaction et soutien de Sabine Buis.

Le Conseil des ministres de l’Union européen doit voter sur une proposition de décision, présentée par la  Commission européenne et concernant l’autorisation de mise en culture d’un maïs génétiquement modifié (Zea mays L., lignée 1507) pour le rendre résistant à certains parasites de l’ordre des lépidoptères. La société Pioneer a introduit sa demande d’autorisation en 2001, en Espagne. Malgré plusieurs consultations de l’agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA), la preuve de l’absence de risque de cet OGM pour la santé et l’environnement n’a pas été rapportée. En raison de l’évolution de la position de l’Allemagne, le risque d’une autorisation européenne de ce maïs est grand.

Principe de précaution. Sabine Buis, Députée de l’Ardèche, déclare : « je soutiens la position claire du Gouvernement, exprimée le 23 janvier au Sénat par Stéphane Le Foll : après le moratoire sur l’OGM MON 810 de la société Monsanto, la France doit s’opposer à la mise en culture sur son territoire de l’OGM TC 1507 ». Sabine Buis ajoute : « les travaux de révision du cadre juridique européen – directive 2001/18 – doivent d’urgence reprendre. Les conditions d’expertise et de vote sur les demandes d’autorisation déposées par les fabricants d’OGM doivent évoluer rapidement ».

Agroécologie. Sabine Buis poursuit : « élue d’une circonscription rurale en Ardèche, j’ai pleinement conscience des dangers et tensions que pourrait susciter dans le monde agricole et dans nos campagnes, une réouverture de la guerre des OGM que nous avons connue serait catastrophique. L’agroécologie représente un espoir de permettre aux agriculteurs, dont le rôle est fondamental, d’assurer leur avenir et le nôtre dans d’excellentes conditions. Les OGM n’assurent que l’avenir des marchands du vivant ! ».