Ce mercredi 26 mars, l’audition conjointe de M. Laurent Michel, Directeur Général de l’Energie et du Climat, et de Pierre Marie Abadie, Directeur de l’Energie au Ministère de l’Ecologie, par la commission d’enquête relative aux coûts de la filière nucléaire dont je suis Vice-présidente, a révélé un véritable changement de culture concernant la politique énergétique française.
Il faut le voir comme un signal positif fort dans la continuité des demandes exprimées lors du Débat National sur la Transition Energétique et dans le contexte actuel de rédaction du projet de loi sur la transition énergétique.
Selon Laurent Michel, « l’évolution de la demande électrique relativement modérée » conduit à penser qu’« en termes de non-besoin, c’est-à-dire d’inutilité électrique, c’est une vingtaine de réacteurs » qui à l’horizon 2030 ne serait pas nécessaire.
Ces propos réaffirment la volonté du Gouvernement de réduire de 75% à 50% la part de l’énergie nucléaire en France. Rappelons que même s’il est controversé et a fait couler beaucoup d’encre, cet engagement se confirme. Ils signifient également la volonté de développement des énergies renouvelables, ce qui passe par la définition d’objectifs ambitieux et juridiquement contraignants.
Je tiens à saluer ici ce changement de mentalité. Pour la première fois en France, on discute de l’idée d’une réduction sensible de la part du nucléaire dans le mix énergétique, compensée par un développement des renouvelables. Je me réjouis de cette évolution pleine de promesses et d’avenir, elle est une condition nécessaire de la réalisation de la transition énergétique. Il faut poursuivre l’effort de transition, le discours prend forme, les actes doivent suivre !
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