Inauguration officielle de l’installation d’un jeune agriculteur à Montpezat-sous-Bauzon

Samedi 7 février, j’ai eu le plaisir de participer à l’inauguration de l’installation de Julien BEAUME, à Montpezat-sous-Bauzon.

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 L’évènement a été organisé à l’appel des Jeunes Agriculteurs de l’Ardèche et s’inscrit dans une démarche nationale de sensibilisation au Renouvellement des Générations en Agriculture.

 L’installation de jeunes agriculteurs, tels que Julien BEAUME, conditionne l’avenir de nos territoires ruraux.

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En effet, ils contribuent à la fois à promouvoir le métier d’agriculteur, à favoriser la transmission d’exploitations, à développer des partenariats locaux notamment pour promouvoir les circuits courts…

Nous le savons, l’agriculture française ne se maintiendra pas sans l’installation de jeunes. C’est pourquoi face à la diminution important du nombre d’agriculteurs, nous devons encourager les nouvelles installations ou les transmissions d’exploitations. Il en va de l’avenir de notre monde rural, de notre souveraineté alimentaire, de nos paysages, de notre développement…

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Le Gouvernement agit dans ce sens.

A l’occasion de l’Assemblée générale de la Fédération nationale bovine (FNB), le Ministre de l’Agriculture, Stéphane LE FOLL a tenu à rappeler jeudi 5 février la mobilisation du Gouvernement en faveur de l’élevage.

Ce soutien s’appuie notamment sur la mise en place du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE) mobilisant plus de 200 M€ par an des Régions et de l’Etat et visant en priorité à la modernisation des exploitations dans le secteur de l’élevage. L’effort de l’Etat est important puisqu’il mobilisera 56 M€ par an soit près du double des années précédentes.

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Par ailleurs, le Gouvernement est mobilisé sur 4 priorités :

–          Aides aux éleveurs en difficulté : A titre exceptionnel, le Ministre a demandé à la MSA des reports ou des effacements des cotisations sociales dans les secteurs en difficulté sur l’enveloppe 2015 du fonds d’action sanitaire et sociale de la MSA. Ces mesures complètent les autres dispositifs d’aides aux agriculteurs concernés par ces difficultés comme les demandes individuelles d’exonérations de taxe sur le foncier non bâti qui peuvent être présentées par les éleveurs en situation fragile. Une mission du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux a également été diligentée par Stéphane Le Foll pour examiner les situations de trésorerie des exploitations et les causes, structurelles ou conjoncturelles, de leur fragilité afin d’y apporter les réponses adaptées.

–          Mesures européennes : Le Ministre a proposé lors du conseil de décembre des pistes aux autres états membres pour repenser au niveau européen l’approche de suivi des marchés et de prévention des crises en liant le suivi des marchés des produits laitiers à celui de la viande bovine dans le contexte de fin des quotas laitiers.

–          Développement de l’export : Lever les barrières subsistant dans certains pays et identifier de nouveaux marchés à l’export sont une priorité. La mobilisation paie. Après la réouverture du marché algérien pour les bovins vivants en octobre 2014, la Russie a rouvert en décembre son marché pour les bovins vivants européens ainsi que sur les abats, graisses et farines à base de viande. Cet engagement sera poursuivi et amplifié pour aboutir à de nouvelles ouvertures de marchés notamment avec les pays du bassin méditerranéen mais aussi sur les marchés asiatiques.

–          Développement de l’approvisionnement local et de qualité dans la restauration collective. Stéphane LE FOLL a adressé un guide pratique le 2 décembre à tous les maires de France, aux présidents de région et de conseil général pour leur donner les outils juridiques à même de faciliter le recours à l’approvisionnement local dans les restaurants collectifs afin de répondre aux attentes des consommateurs mais aussi des producteurs Le gouvernement reste par ailleurs pleinement mobilisé pour qu’un étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés soit mis en place au niveau européen. L’étiquetage des viandes fraiches de porcs, ovins, caprins ou de volailles rentrera en vigueur au 1er avril prochain mais l’Europe ne peut se satisfaire de cette seule réponse. Le gouvernement restera vigilant pour que ce dossier puisse être rouvert dans les meilleurs délais avec la nouvelle Commission européenne.

C’est en faisant converger nos énergies que nous maintiendrons et que nous développerons notre agriculture. Chacun prenant nos responsabilités en agissant ensemble.

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