La France accumule les déficits commerciaux depuis 2002. En 2011, ils ont atteint le chiffre record de 71,2 milliard d’euros. Cela a révélé le problème de compétitivité des entreprises françaises sur les marchés mondiaux. En effet, depuis plus de 10 ans, les échanges extérieurs pèsent négativement sur la croissance française.
Face à ce constat alarmant, le Gouvernement n’a pas tardé à prendre des mesures à la hauteur des défis auxquels doit faire face l’économie française. Parmi les outils innovants mis en place, on retrouve :
– Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), de 20 milliards d’euros. Il a pour objet le financement de l’amélioration de la compétitivité des entreprises, à travers des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, ou encore de transition écologique et énergétique. Il est un signal fort vers les entreprises qui peuvent dès lors avancer leurs décisions d’investissement et d’embauches.
– La Banque publique d’investissement (BPI), destinée à redynamiser le tissu productif français. Elle a pour objectif de renforcer la compétitivité hors-coût de l’économie, en facilitant le financement des entreprises, et de leur permettre d’atteindre la taille nécessaire à leur internationalisation.
Mais l’action du Gouvernement en matière de compétitivité ne s’arrête pas là. En effet, il s’est notamment engagé à lutter contre l’allongement des délais de paiement qui fragilise nos entreprises. Un plan en faveur du renforcement de la trésorerie des entreprises a ainsi été proposé. Une réforme de l’assurance-crédit a également été entreprise. De plus, le Gouvernement a annoncé la stabilisation de cinq dispositifs fiscaux importants relatifs à l’investissement et à la vie des entreprises : le décrit d’impôt recherche, les pactes d’actionnaires, le dispositif Jeune Entreprise Innovante, les incitations aux investissements dans les PME et la Contribution économique territoriale (CET).
Dans les prochains mois, d’autres mesures seront mises en place, visant à améliorer le délais de paiement pour le bâtiment, développer de nouveaux outils de financement court terme pour les entreprises, réorienter l’épargne vers l’économie productive, ou encore simplifier la vie des entreprises, en particulier des TPE et PME.
C’est avec toutes ces actions que nous gagnerons la bataille de la compétitivité, vitale pour nos entreprises et pour notre pays.