Cette semaine, en application de l’article 35, alinéa 3, de la Constitution, l’Assemblée nationale a débattu et autorisé la prolongation de l’engagement de nos forces aériennes au-dessus de la Syrie.
J’ai naturellement voté en faveur de cette prolongation.
Ce vote permet à nos forces armées de poursuivre les frappes aériennes. Pour rappel, l’engagement de nos avions au-dessus du territoire syrien a débuté en septembre dernier, d’abord par des vols de reconnaissance puis par des premières frappes dès le 27 septembre dernier. Ces opérations prolongeaient et amplifiaient celles menées contre Daech sur le sol irakien depuis septembre 2014 sous le nom d’opération « Chammal ».
Les moyens aujourd’hui regroupés dans cette force sont les suivants :
- 6 Mirage (D et N) de l’Armée de l’Air basés en Jordanie ;
- 6 Rafale de l’Armée de l’Air basés aux Emirats arabes unis ;
- Un avion de patrouille maritime « Atlantique 2 » ;
- Le porte-avions Charles-de-Gaulle accompagné de son groupe aéronaval – dont plusieurs navires européens – avec ses 18 Rafale marine, 8 Super Etendard modernisés (SEM) et 2 E2C « Hawkeye » (avions de surveillance).
Ces moyens conséquents – 3.500 militaires au total et 41 aéronefs – et l’augmentation de la cadence des frappes sur les centres de commandement, d’entraînement et les infrastructures pétrolières, source principale de revenus de Daech, doivent nous permettre de porter des coups décisifs aux terroristes. Nous le faisons en lien avec nos alliés présents sur place et notamment ceux qui, au sol, sont les plus engagés et les plus exposés : la rébellion syrienne ainsi que les forces kurdes. Il nous faut également le faire en lien avec nos autres partenaires et l’ensemble de la communauté internationale. Sur ce plan, depuis les annonces du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, plusieurs avancées décisives ont été obtenues :
- Résolution contre le terrorisme au Conseil de sécurité de l’ONU le 21 novembre ;
- Intensification des frappes aériennes en Syrie dès le 15 novembre au soir ;
- Entrée en action le 23 novembre du porte-avions Charles-de-Gaulle et de son groupe aéronaval pour tripler nos capacités d’action ;
- Grande et unique coalition contre Daesh : le Président de la République a rencontré cette semaine les représentants des principales puissances mondiales : David CAMERON lundi, Barack OBAMA mardi, Angela MERKEL hier, Matteo RENZI et Vladimir POUTINE aujourd’hui…
- Solidarité de nos partenaires européens sur la base de l’article 42.7 du traité de l’Union approuvée le 17 novembre ;
- Protection effective des frontières de l’Union européenne combinée avec un accueil digne des demandeurs d’asile qui fuient les barbaries de leurs pays en guerre approuvée au Conseil Justice et Affaires intérieures de l’Union européenne le 20 novembre dernier. Cette formation des ministres de l’Intérieur et de la Justice des 28 Etats membres de l’UE a également approuvé la mise en place de mesures renforcées en matière de lutte contre le trafic d’armes et l’accélération du PNR européen – que la France réclame depuis longtemps.
