Intervention à l’Assemblée générale d’ENERPLAN

A l’invitation d’Enerplan, j’ai participé ce jeudi à une table-ronde relative aux conséquences pour la filière solaire de la Loi de Transition énergétique.

Un débat riche autour : du solaire et des bâtiments, du nouveau complément de rémunération, du Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique, ou encore de la question de l’autoconsommation…

Lors de mon intervention, j’ai souhaité rappeler de façon liminaire que nous devons aujourd’hui, nous inscrire dans le cadre d’une politique globale : celle de la lutte contre le dérèglement climatique. En effet, face aux menaces (réchauffement global, fontes des glaces, épuisement des ressources, perte de la biodiversité, des espèces, déforestation, désertification, déplacements de population…), il faut prendre en compte le défi climatique non comme un nécessaire « partage du fardeau » des émissions, mais également comme une opportunité de créations d’emplois et de richesses ou encore d’invention de nouveaux modes de production et de consommation.

D’où l’intérêt d’engager notre pays vers les énergies renouvelables.

A ce propos, la Programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production d’électricité (2009), fixait des objectifs ambitieux de développement des énergies renouvelables électriques, pour contribuer à l’atteinte d’une proportion de 23 % de la consommation d’énergie produite à partir d’énergies renouvelables en 2020. Pour la filière solaire, un objectif de 5 400 MW de puissance installée d’ici 2020 avait été fixé. Du fait du développement rapide et de la baisse importante des coûts sur les années 2009-2015, cet objectif a été atteint.

Par conséquent, dans la Loi de Transition énergétique, nous avons souhaité l’accélération du développement des énergies renouvelables pour atteindre 40% de la production d’électricité en 2030. Cela supposera donc des objectifs renforcés pour la filière photovoltaïque. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité que les objectifs soient relevés dès maintenant de 5 400 à 8 000 MW ainsi que le doublement des deux appels d’offres pour les installations photovoltaïque de moyenne et grande puissance.

Je suis également intervenue afin de rappeler l’intérêt d’associer les citoyens aux projets, notamment par l’investissement participatif. Il faut en effet leur offrir la possibilité de profiter pleinement des effets de la transition énergétique. Cette vision implique notamment de pouvoir collaborer avec les coopératives citoyennes participant aux projets, aux services municipaux de petite et moyenne taille dans le cadre d’accords de coopération…

Le développement de ces énergies renouvelables ne pourra pas uniquement se faire sous la forme de grands parcs solaires et éoliens, il devra au contraire être connecté aux intérêts des territoires, car c’est la condition de l’acceptabilité des projets.

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