Expérimentée avec succès dans 10 territoires (10 000 bénéficiaires concernés) depuis octobre 2013, la Garantie jeune va être étendue à 61 nouveaux territoires, dont l’Ardèche, à ma demande.
Pilotée par le ministère de l’Emploi, via les Missions locales, elle s’adresse à des jeunes sans emploi ni formation, souvent désocialisés, sans ressource et en situation de très grande précarité. C’est une des mesures nouvelles issues du Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale adopté le 21 janvier 2013. La mise en œuvre de cette mesure bénéficie du soutien financier de l’Union européenne.
L’objectif est d’amener ces jeunes vers l’autonomie grâce à un parcours dynamique d’accompagnement global social et professionnel, vers et dans l’emploi ou la formation. Ainsi, cette démarche d’un an combine :
– Un accompagnement collectif intensif durant les premiers mois assuré par la mission locale, créant ainsi une réelle dynamique de groupe et préparant les jeunes à l’entreprise ;
– Des expériences répétées de mise en situation professionnelle sous toutes les formes possibles (stages, petits jobs, apprentissage) permettant au jeune de confronter sa vision de l’entreprise à la réalité, de mûrir son projet professionnel, de découvrir les codes de l’entreprise, d’être autonome dans son appréhension du marché du travail ;
– Un accompagnement individuel tout au long de l’année assuré par la mission locale ;
– Une aide financière mensuelle (montant équivalent au RSA) permettant au jeune de gagner en autonomie.
Ce dispositif conçu dès janvier 2013 a permis à la France d’être la première à répondre à la recommandation du Conseil de l’Union européenne du 22 avril 2013 de créer une « Garantie pour la jeunesse » consistant à proposer « un emploi de qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage aux jeunes de moins de 25 ans, dans un délai de 4 mois suivant la perte de leur emploi ou de la sortie de l’enseignement ».
Par ailleurs, la garantie jeune est aussi une réponse à des enjeux de ressources humaines des TPE/PME, en permettant au mode de l’entreprise de s’insérer au cœur de la pratique d’accompagnement. D’une part en offrant des opportunités d’immersion et d’apprentissage mutuel, d’autre part en appuyant les besoins de recrutement des employeurs qui misent sur les compétences des jeunes plutôt que sur leurs diplômes.
Il s’agit donc d’un investissement conséquent au service des jeunes les plus en difficulté. Dans notre département, 300 jeunes pourraient être concernés par cette initiative qui sera notamment pilotée par la mission locale du d’Aubenas.
Retrouvez les courriers que j’ai adressés à ce sujet, et la réponse qui y a été apportée par le Ministre du Travail :




