Je vous invite à prendre connaissance de mon communiqué de presse au sujet de la fin de la COP 20 qui se déroulait à Lima, et à laquelle je participais à l’invitation de la Ministre Ségolène ROYAL.
Sabine BUIS
Députée de l’Ardèche
Conseillère régionale Rhône-Alpes
Communiqué de Presse (14/12/2014)
Climat : les menaces persistent
Ce dimanche 14 décembre à Lima, la vingtième conférence des parties consacrée aux changements climatiques a pris fin. Sabine BUIS, Députée de l’Ardèche, accompagnait la Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, Ségolène ROYAL. Réaction.
Un texte plutôt que rien
L’objectif à Lima était affiché : un texte. Le plus abouti possible. Sur le premier point l’objectif a été atteint. Sur le second, non. C’est un texte fourre-tout qui a été écrit à Lima. Où toutes les options sont encore possibles. Du minima au maxima. Un texte qui a permis l’adhésion de tous les pays. Une adhésion à poursuivre la réflexion plutôt qu’une adhésion à des actions.
Pour Sabine BUIS : “La bonne nouvelle est que la discussion demeure encore possible mais à Lima, les principaux sujets n’ont pas été tranchés. A Paris, tout reste à faire. Le fantôme de Copenhague a fait place à l’espoir de Paris, pour reprendre Laurent FABIUS”.
Un sujet de fond : la différenciation
Paris ne pourra réussir que si la question de la différenciation est traitée. En d’autres termes, il s’agit d’aborder sur un pied d’égalité atténuation et adaptation. Sur ce point les négociations des dernières heures ont permis d’avancer. En découlent les questions de transfert de technologies, de financement, de transparence de l’action.
Selon Sabine BUIS : “A Lima, la différenciation s’est imposée. Mais très vite, les différenciations se sont dévoilées. La différenciation a bien des visages. Etats-Unis, Afrique… la revendiquent mais l’interprètent différemment. Le point de blocage est là. C’est une question politique qu’il faut savoir entendre. » Des questions politiques qui interrogent également sur la méthode.
Un problème de méthode
Cinq ans après Copenhague, les négociations ont peu avancé. Les plus optimistes diront que la prise de conscience collective de 195 pays est très encourageante. Mais la méthode ne semble pas convaincante. Pour Sabine BUIS : “Nous devons nous interroger sur la méthode. Tout se passe comme si les négociations vivaient un long fleuve tranquille. Varsovie, Lima, Paris… comme si l’urgence n’était pas là. Pas une action commune concrête qui ressort de ces journées entières de discussions. Il est temps de passer à autre chose, d’imaginer le processus autrement et de mettre l’humain dans ces négociations”.
Sabine Buis conclut : « Bien plus que l’enjeu du climat, ces négociations révèlent le manque de confiance entre les pays, les individus. Sans la confiance, il n’y aura pas d’accord valable. Piste de réflexion pour les prochains mois. »
