La Grotte ornée du Pont-d’Arc : un site ardéchois au patrimoine mondial de l’humanité

Ce dimanche 22 juin 2014, l’Ardèche est entrée dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, avec le classement, tant attendu, de la Grotte ornée du Pont-d’Arc, pour sa valeur universelle exceptionnelle. C’est une grande joie et une immense fierté que cette reconnaissance internationale pour notre territoire.

Cette Caverne, joyau de l’humanité, véritable chef d’œuvre de l‘art pariétal, merveilleux héritage légué par nos ancêtres, contient les vestiges les mieux préservés des créations artistiques préhistoriques. Il s’agit là des plus anciens dessins figuratifs connus au monde. Sa collection exceptionnellement vaste de peintures d’une très grande qualité artistique et esthétique, ainsi que son parfait état de préservation, justifient pleinement l’entrée de la « Grotte Chauvet » dans la liste très fermée de l’UNESCO.

Depuis plusieurs années, le Syndicat mixte de la Caverne du Pont d’Arc, la région Rhône-Alpes et le Conseil général de l’Ardèche, avec l’appui de l’État et de l’Europe, participent à la construction sur le site du Razal à Vallon-Pont-d’Arc de la réplique de la cavité, qui ouvrira ses portes au printemps 2015.

Cet Espace de restitution, avec plus de 55 millions d’euros investis, est l’un des plus importants projets culturels sur le territoire français et la plus grande réplique jamais réalisée. Cet investissement majeur contient également des mesures d’accompagnement territorial, afin de s’assurer de retombées économiques et sociales sur l’ensemble du département ardéchois : emplois directs et indirects (hébergeurs, restaurateurs,…), formation, recherche, culture, projets associés, transports, développement du tourisme et de la filière autour de l’image…

Cette reconnaissance internationale est l’occasion d’inventer un véritable tourisme culturel et patrimonial, et ce tout au long de l’année. Ainsi, l’économie touristique, déjà largement développée en Sud Ardèche, devra être plus diversifiée, plus culturelle et moins saisonnalisée. Evidemment, cela doit se faire dans le respect de notre environnement et de nos paysages, mais aussi des caractéristiques et des fragilités de notre territoire. J’y veillerai tout particulièrement !

Affiche