C’est à l’initiative de l’UNESCO que se tient, chaque 13 février, la Journée mondiale de la radio, en hommage au 13 février 1946, jour de création de la radio des Nations Unies.
Qu’elle soit publique, commerciale ou associative, la radio fait partie du paysage démocratique. Avec 43 millions d’auditeurs quotidiens, elle a une véritable mission de communication sociale de proximité et contribue à renforcer le lien social. Elle est un média fort et puissant, notamment grâce à sa réactivité et sa capacité d’adaptation face aux évolutions des technologies et des usages. Moins touchée par la crise que la télévision ou la presse, la radio est globalement en bonne santé : c’est en 2013 le seul média historique à afficher un maintien de ses ressources.
Cependant, au regard de la fragilité de cette économie, les pouvoirs publics doivent être les garants de cet écosystème. C’est pourquoi, Aurélie FILIPPETTI, Ministre de la Culture et de la Communication, a annoncé, lors des Assises de la Radio, le 25 novembre dernier, le dégel de 600.000 euros du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), somme qui avait été bloquée pour 2013. C’est un signe fort du soutien du Gouvernement vis-à-vis des radios associatives, auquel je souhaite m’associer.
Mais je souhaite également saluer le travail et le courage des journalistes qui, chaque jour, se battent pour la liberté d’expression et le droit à l’information. J’ai bien sûr une pensée particulière pour les journalistes français privés de liberté : Didier FRANCOIS, Edouard ELIAS, Nicolas HENIN, Pierre TORRES, retenus en otages en Syrie depuis maintenant 8 mois. Je pense également à ceux qui ont perdu la vie au nom de l’information. Parmi eux, les journalistes de RFI, Ghislaine DUPONT et Claude VERLON, morts le 2 novembre dernier à Kidal, au Mali.
Parce que la liberté de la presse et la liberté d’expression sont constitutives de notre démocratie, nous devons, toujours, nous attacher à les préserver et à les défendre, surtout lorsque certains cherchent à les ébranler.