À l’occasion du Sommet de l’élevage de Cournon, en octobre dernier, le Président de la République a fixé le cap concernant la gestion des risques en agriculture. Il a demandé que les instruments de prévention et de gestion des risques soient améliorés, et que l’utilisation des moyens de la Politique Agricole Commune (PAC) soit renforcée.
Afin de pouvoir mener à bien ces objectifs, Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, a obtenu, lors de la réforme de la PAC, des outils de gestion des crises dans la nouvelle organisation commune de marché, tout en préservant des outils de gestion des risques désormais transférés dans le deuxième pilier – qui concerne le développement rural.
Actuellement, l’État accompagne les agriculteurs, en matière de gestion des risques, à travers plusieurs outils, tels que le régime des calamités agricoles, la dotation pour amortissement améliorée, le dispositif de l’assurance récolte, ou encore le fonds de mutualisation sanitaire et environnemental.
Conscient des interrogations suscitées par ces outils, et soucieux d’établir un diagnostic partagé et des propositions pour l’avenir, le Ministre a décidé de mettre en place, en juin dernier, un groupe de travail composé de représentants des agriculteurs, des assureurs, et des réassureurs.
Au terme de cette première étape fructueuse, Stéphane LE FOLL a souhaité arrêter 3 grandes orientations pour la suite des travaux :
– améliorer la capacité des exploitations à faire face aux aléas (qu’ils soient climatiques, sanitaires, ou environnementaux), en mettant la prévention des risques au cœur de la recherche de la double performance économique et écologique.
– améliorer les contrats d’assurance en termes de contenu et de prix, avec pour objectif le développement d’un socle minimum pour chaque type de filière et d’exploitation.
– mobiliser l’ensemble des acteurs concernés en identifiant les responsabilités de chacun dans les différents rôles qu’ils jouent : du monde agricole, des acteurs privés du secteur de l’assurance et de la réassurance, mais aussi de l’État.
Le Ministre souhaite que ce travail se poursuive, avec l’ensemble des acteurs, afin de lui remettre des propositions concernant les 3 axes identifiés, d’ici à la fin du premier trimestre, pour arrêter le nouveau dispositif avant le 30 juin 2014.