Réunis à Strasbourg, les 27 devaient signer le plus grand accord commercial entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Cet accord de libre-échange doit doper les deux économies et rapporter environ 120 milliards d’euros à l’Europe.
Cela n’a pas empêché la France de brandir la menace d’un véto si l’audiovisuel était inclus dans cet accord.
Les craintes de François Hollande, en première ligne dans cette négociation étaient réelles et fondées : mise à mal des quotas de diffusion sur les châines de télévisions, règles spécifiques pour de nouveaux services notamment la vidéo à la demande…
Dans ce bras de fer, Paris a montré son attachement à l’exception culturelle et sa détermination.
Cette position courageuse était soutenue par le Parlement européen, les ministres de la Culture de 15 Pays et de nombreux artistes, mais combattu par l’Allemagne ou le Royaume-Uni.
La France a eu gain de cause. Comme l’a souligné Aurélie Filipetti , Ministre de la Culture, « c’est un succès pour la diversité culturelle partout en Europe. C’est un mandat sans équivoque qui, après une journée d’intenses discussions, a été adopté ».
Mes chaleureuses félicitations à Nicole BRICQ, Ministre française du Commerce, chargée du dossier et à l’ensemble des artistes européens qui se sont mobilisés au côté du gouvernement pour obtenir cette belle victoire.